L’histoire de La Presse de Tunisie

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100 ans à travers les unes de la presse»: le journal comme témoin de l' histoire | Le Devoir

 

La Presse de Tunisie (arabe : لا براس) est un quotidien tunisien d’informations générales en langue française qui paraît à Tunis depuis le 2.

Privé à l’origine, il devient, après l’indépendance de la Tunisie, un quotidien public. Sous le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, il accorde une large place aux réalisations du régime3.

La Presse de Tunisie est fondée le  par Henri Smadja, médecin français de confession israélite, doctorant en médecine et en droit né en Tunisie, futur propriétaire du quotidien Combat4,5. Il souhaite contrecarrer La Dépêche tunisienne, organe des colons, et donner la parole aux Tunisiens, dans un paysage médiatique francophone acquis à la cause coloniale4,5. Dès sa parution, il acquiert une certaine influence malgré une pagination réduite à deux pages4.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la suspension de L’Unione, journal à tendance fasciste de la communauté italienne, permet au propriétaire de La Presse de Tunisie d’en devenir le liquidateur et d’acquérir son matériel4. Dans les années 1950, dans un contexte politique agité, des journalistes étrangers cumulent leur fonction de correspondant en Tunisie avec des postes à la rédaction4. Cette dernière s’appuie également sur des pigistes locaux et sur les dépêches des agences de presse internationales4. Devenu leader de la presse francophone, le journal absorbe La Dépêche tunisienne4.

Le , le journal est interdit sur arrêté du ministre de l’Intérieur6 L’interdiction est levée le 7.

Nationalisation

En mars 1967, Smadja est compromis dans une affaire de transfert massif et illégal de devises vers la France4. À la suite d’un procès, Smadja perd le journal et, tous ses biens ayant été confisqués, il quitte le pays le 4,5. Le journal est placé sous séquestre durant plus de cinq ans et passe sous la tutelle de l’État : le directeur de la rédaction est dès le mois de juin le directeur de l’information au ministère de la Culture et de l’Information, Amor Msadak, la gestion du journal étant confiée au PDG de l’Imprimerie officielle4,5.

En octobre 1968, le ministre de la Culture, Chedli Klibi, place Amor Belkhiria, directeur de l’information à la RTT, à la direction afin d’assurer sa parution malgré peu de moyens et une équipe réduite ; les journalistes français, italiens et juifs migrent en effet vers la France5. Le , la Société nouvelle d’impression, de presse et d’édition est créée et son capital réparti entre des banques, des organes de presse et ses employésLa Presse de Tunisie perd petit à petit son indépendance et devient l’organe du gouvernement. Les différents directeurs ne sont pas, à deux exceptions près, des journalistes.

est de 600 millimes.

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